La foule un corps sans tête

La foule un corps sans tête
Temps de lecture : 2 minutes

À mon doux pays des lumières, comment es-tu devenu celui des têtes ampoules grillées ?

Bref, aujourd’hui sociologie avec Auguste Lebon et sa psychologie des foules sortie en… 1895 !

Visiblement peu lu par les journalistes qui s’interrogent sur ces 20 % des casseurs gilets jaunes sans antécédents judiciaires qui caillassent gaiement les représentants de la maison poulaga .

Toujours prêt à rendre service, je me permets de vous offrir un petit résumé de cet ouvrage au combien précieux pour comprendre ce phénomène.

Le groupe n’a pas les mêmes caractéristiques psychiques qu’un individu isolé plus difficile à manipuler pour peu qu’il ait deux grammes de culture générale.

Dans une foule les intelligences individuelles ne s’additionnent pas. C’est tout l’inverse qui se produit, le savant s’abaisse au niveau de l’idiot. Les foules accumulent n’ont pas l’intelligence, mais la médiocrité.

Pour Auguste Lebon, la pensée n’a pas sa place au sens strict dans une foule. Son impulsion est de suivre un leader. C’est un des principes fondamentaux qui opère.

La foule s’est un évanouissement de la personnalité, une disparition de la vie cérébrale toujours dominée par l’inconscient. Elle est toujours guidée par des émotions, des impulsions.

La foule instable par nature est sujette aux suggestions. La notion d’idée commune, d’appartenance à un groupe fait que les slogans, les images évoquées, les harangues se transfigurent en elle pour des vérités acquises.

Le sentiment de puissance éprouvé au milieu d’une foule permet à l’individu de céder à ses instincts que seul il aurait freiné. L’hétérogène se noie dans l’homogène.

Une personne dans une foule agissante tombe dans un état proche de l’hypnose, le cerveau en veille, le sujet devient esclave de toutes les tentations.

Voilà comment un bon père de famille sans histoire devient un casseur en puissance sous la pression tacite du groupe auquel il appartient.

La foule va et pense dans le même sens, elle s’excite très facilement sous l’effet d’émotion fortes, de stimulations.

Manipuler une foule est beaucoup plus facile que manipuler une personne à cause de l’effet d’entraînement aussi appelé effet domino.

De nos jours, les foules ne sont plus seulement physiques, elles sont aussi virtuelles.

L’exemple le plus frappant dans un passé proche fut « Je suis Charlie », preuve s’il en est de la formidable machine à manipuler l’opinion publique qu’est devenue internet et sa collecte de données personnelles.

D’ailleurs, sur le web pour vendre, pour se faire connaître, on cherchera systématiquement à produire un contenu dit « viral ».

Facebook est devenu une machine à manipuler l’opinion publique mondiale.

D’abord l’élection d’Obama applaudit unanimement. Ce dernier dira lors de son « méfiez-vous de ce que vous postez sur Facebook ! ». Puis, celle de Trump révélée par le scandale Cambridge Analytica moins applaudi de ce côté de l’atlantique.

Manipuler les masses est un art dont un des maîtres fut ce bel enfoiré d’Edward Barneys, le double neveu de Freud à qui j’ai consacré un article sur ce même blog que je vous invite à lire, car outre son tonton, Barneys se revendiquait disciple d’Auguste Lebon.

Pour finir, je rajouterai deux choses qu’il me semble important à savoir sur la psychologie des foules. Un seul art est celui des foules, la musique et c’est par la foule que s’achève les civilisations devenues trop vielle.

Votre opinion sur ces deux éléments m’intéresse, merci de me laisser un commentaire.

Pas de commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *