Crise de Moixite aiguë

Crise de Moixite aiguë
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La France est une terre de littérature féconde depuis toujours. Un peu moins ces dernières années, certes, mais nous disposons encore d’esprit supérieurement intelligent.

C’est la gorge nouée et les yeux embués de larmes d’admiration que je rédige ce billet à la gloire de l’un de nos plus brillants penseurs, injustement brocardé par ces salopes de féministes à la suite d’un article paru dans Marie-Claire, revue philosophique française de premier plan.

Yann Moix, romancier à succès et à la fois guide spirituel de la nation, Yann nage à contre-courant battant en brèche les idées reçues par le petit peuple inculte, que dis-je, par le commun des mortels.

Je suppute qu’une association de couguars sectaire, probablement atteinte de sécheresse vaginale, l’a invectivé suite à l’interview qu’il a donné dans le journal Marie-Claire (Salopes !)

Je dois vous confesser que mes larmes ont coulé face à ce poignant témoignage.

L’auteur est prisonnier en lui-même, il à peur de mourir, de vieillir.

C’est là l’unique raison qui le pousse à enculer des gamines aimer de jeunes femmes !

Qu’elle brillante explication qui remet en cause les théories : du jeunisme, des adulescents, du culte du corps, de l’image et même, bande de pouffiasses, des couguars !

Tous ces maux du monde moderne n’ont rien à voir avec des pseudos théories bidons du patron qui se tire avec sa secrétaire plus jeune. NON ! C’est cette peur de vieillir qui nous contraint à sauter des gamines de vingt-cinq ans pour des histoires sans lendemain.

Je dis nous, car ce trouble qui afflige ce pauvre Yann est en vérité une pandémie nationale voire mondiale.

Alors que Houellebecq dans son dernier roman « Sérotonine » reprend Proust, je cite : « Marcel Proust concluait, à la fin du « temps retrouvé » avec une remarquable franchise, que ce n’était pas seulement les relations mondaines, mais même les relations amicales qui n’offraient rien de substantiel, qu’elles étaient tout simplement une perte de temps, et que ce n’était nullement de conversations intellectuelles que l’écrivain, contrairement à ce que croient les gens du monde, avait besoin, mais de « légères amours avec des jeunes filles en fleurs ». Je tiens beaucoup, à ce stade de l’argumentation, à remplacer  « jeunes filles en fleur » par « jeunes chattes humides »

jusqu’au rappeur normand Orelsan qui dit dans son morceau « Note pour trop tard, je cite encore : Pour pas qu’un jour tu te réveilles à quarante ans, genre, putain, j’vais crever, mais j’ai jamais kiffé ; ma famille m’empêche de vivre, j’vais devoir les quitter pour sniffer en boîte de nuit trouver des gamines à vampiriser »

Yann, lui est souffrant, prisonnier de son être malade incapable d’aimer une femme de son âge !

Cela n’a rien à voir avec le constat que l’ensemble de la société tire de notre époque éprise d’un jeunisme à tout crin.

Non, c’est une maladie… fallait y penser plutôt Aurélien San, Michou Houellebecq et consorts, bandes de cons !

Voilà la France d’aujourd’hui, elle est belle ! Du rappeur qui triomphe aux victoires de la musique à l’écrivain français qui vend des millions d’exemplaires à l’étranger, vous êtes tous incapables d’empathie avec la douleur d’un homme seul contre le monde entier !

Putain, ça y est, je châle comme une merde. T’inquiètes pas mon NeYa, j’suis là moi, on va se battre ensemble !

Et puis tu l’es as bien mouché chez ton pote Ruquier en disant : Wouai, mais une semaine avant dans Technikart, j’avais déclaré que Fanny Ardant que je croise en soirée était très belle !

Bon… c’est bien mon Yann, mais si on va pas trouver grand monde pour traiter fanny Ardant de boudin, tu te défends bien ! On sent bien la fine analyse de l’écrivain que tu es dans cette déclaration ;

Dire que certains te traite de petite pétasse salonnarde des plateaux télé pour vendre tes livres…

Ho ! Les vilains !

Certes, cela doit aider les quatre par trois dans les abris bus, mais quand même, que dire de l’auteur engagé que tu es !

Tu as découvert la violence policière il deux ans à Calais, alors que si tu avais tchouré un scooter , il y a dix ans, non là j’ai peur de t’enfoncer (en tout bien tout honneur) ;

et la Corée du Nord avec le zélé contribuable Depardieu…

Ok, ok, baste les engagements ; misons sur le syndrome dont tu es atteint et qui semble frapper une large partie de la population masculine de ce pays.

Il faudrait faire une pétition sur change.org pour que la sécu nous rembourse au moins une consommation sur deux en boîte de nuit. On souffre merde !

Vous n’imaginez pas tous ce qu’on perd cérébralement à pas niquer des vioques !

Je crois que Yann en est la démonstration ambulante, non ?

Et pourquoi avoir une réduction de 50 % sur une Ps4 à chaque fois qu’on déniaise une gamine ? (qui a l’âge du consentement légal bien sûr !)

À mon humble niveau, je souffre du même mal comme 100% des mecs de ma génération que je croise en boîte de nuit.

D’ailleurs, je fréquente assidûment le Panama, discothèque théoriquement réservée aux étudiants dans le centre de Montpellier où les gentils vigiles vous avertissent à l’entrée « Attention c’est jeune ici ». Ne répondez pas et contentez -vous de brandir « une simple lettre d’amour » de monsieur Moix (destiné donc à une jeune fille qui n’a pas l’âge de toucher le RSA) sombrement sous titré « les hommes ne savent pas aimer » et les portiers s’excuseront en vous offrant l’entrée gratuite. (privilège de cette maladie que l’on nomme vieillesse)

Le plus jubilatoire dans l’histoire fut pour moi l’intervention de cette virago de Christine Angot, qui a bâti sa carrière sur le viol pédophile dont elle fut victime s’érige en égide de son ami auteur en réclamant « Qu’on arrête de parler de nous ! (les femmes) »… chez Ruquier… j’ai dû me pincer pour être sûr de ne pas rêver.

Bref, vivement que la Moixite aiguë soit reconnue par la sécu !

Ne regardant pas la télé, j’ai vu cette interview sur Youtube, qui m’en suggéra d’autres.

Les deux interviews d’Onfray par Moix chez ce même Ruquier sont révélatrice du personnage.

La première Yann se comporte tel un roquet agressif et dès que le philosophe arrive à en placer une dont notamment « penser ce n’est pas votre fort ! » le public applaudit.

La deuxième plus de roquet, mais un docile caniche qui flatte la poésie d’Onfray sans se risquer à la moindre petite question…

Y a pas à chier, il foutrement bien dépensé l’argent public dans ce pays !

 

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