De la crise de 1929 à celle des Subprimes en 2008 l’avènement du capitalisme sadique

De la crise de 1929 à celle des Subprimes en 2008 l’avènement du capitalisme sadique
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Le besoin de domination au cœur de l’économie occidentale n’est pas nouveau. Depuis la décolonisation l’occident garde la main mise sur les pays du Sud en les écrasant sous le poids de la dette. Qu’importent famines, guerres civiles, dictatures, purge ethnique tant qu’on peut exploiter sans vergogne leurs ressources minières.

Dans Juliette ou les prospérités du vice, Sade invente l’héroïne la plus autonome de toute la littérature du XVIII siècles. Une jeune femme prête à tout pour parvenir au sommet. Elle utilisera le sexe, le meurtre, la corruption pour atteindre son but. Une fois riche et puissante, elle organisera une famine volontairement pour décimer la moitié de la population la plus pauvre par pure cruauté. Cet extrait de Juliette jette un pont entre libertinage et libéralisme.

L’orgueil vient à l’appui ; non seulement on a fait une chose que personne n’oserait faire, mais on s’y est même si bien accoutumé, qu’on ne peut plus exister sans cette chose : voilà d’abord une jouissance. L’action commise en produit une autre ; et qui doute que cette multiplication de plaisirs n’accoutume bien promptement une âme à se plier à la manière d’être qu’elle doit acquérir, quelque pénible qu’ait pu lui sembler, en commençant, la situation forcée où cette action la contraignait ? N’éprouvons-nous pas ce que je te dis dans tous les prétendus crimes où la volupté préside ? Pourquoi ne se repent-on jamais d’un crime de libertinage ?

La crise des subprimes durant laquelle des banquiers cupides s’arrangèrent entre eux pour octroyer des crédits immobiliers aux populations les plus pauvres misant sur essor de l’économie américaine, fut une gabegie purement sadique.

Les criminels en col blanc de 2008 ont remplacé les barons voleurs de 1929.

Ils ont accordé des prêts immobiliers très risqués à un grand nombre de gens à faibles revenus les « Subprime » qui donneront leur nom à la crise.

Puis, un autre produit financier les prêts NIJA à des personnes qui n’avaient ni revenu ni travail n’offrant de la sorte aucune garantie bancaire. Une pure folie pour faire tourner l’économie du bâtiment, de l’immobilier et des prêts à faible taux. Évidemment, beaucoup d’emprunteurs étaient afro-américains, hispaniques, des personnes âgées et des femmes isolées.

Cette prédation immorale a fait passer entre 1994 et 2006 les prêts « Subprime » de 35 milliards à 600 milliards !

Pas d’essor économique, 80% des prêts ne sont pas remboursés. Pour tenter de récupérer leur mise, les banquiers véreux transforment les créances insolvables en produit financier, les « actions toxiques », mélangées à d’autres placements pour passer inaperçu, puis écoulées dans le monde entier de façon massive.

Pour propager ce nouveau cancer de l’argent, tout est bon, faux bilans, chiffres truqués, dissimulation, mensonge, falsification de documents officiels.

Ces actions deviendront le vers dans la pomme de l’économie mondiale.

Les établissements financiers faisant circuler leurs actifs en se prêtant mutuellement des fonds se retrouvent en cessation de payement.

Les banques se mettent en faillite, par effet de domino l’économie mondiale manque de s’effondrer. Des agences de notations véreuses donnent des notes aux pays, les plongeant dans le chaos.

Les états prêtent aux banques pour ne pas que le système s’écroule complètement.

L’économie de marché est sauvée de justesse… par le contribuable.

Le bilan humain est désastreux. Trente millions de chômeurs à travers le monde. Le manque de ressources enverra une partie d’entre eux croupir dans l’alcoolisme, la toxicomanie, la prostitution, la dépression, le suicide.

L’Italie, la Grèce, l’Islande sont aux bords du gouffre. Le taux de chômage grimpe à 20% en Espagne, dépasse 10% en France où 900 usines mettent la clé sous la porte, il pleut des politiques d’austérité sur l’Europe.

L’unique raison de cette catastrophe humaine est le désir irrépréhensible d’une bande de financiers new-yorkais d’accumuler toujours plus.

Les traders eux croulent sous les millions. Les primes qui leur sont attribuées sont passées de 10 milliards en 2002 à 30 milliards en 2007.

Le discours philippique de Dick Fuld , ex-dirigeant de Lemanh Brother, principal acteur de la faillite du système, reflète l’état d’esprit de cette meute,  l’air rogue, haranguant ses troupes de courtiers, il déclara : écrasez ceux qui parient contre nous, écrasez-les avec force ! Ce n’est pas que j’ai envie de leur faire du mal, ne vous trompez pas sur ma personne. Je suis doux, je suis aimable, mais ce que je veux vraiment, c’est atteindre leur cœur, le déchirer et le manger avant qu’ils ne meurent.

Difficile de faire plus sadique. C’est ce seul type qui aurait pu éviter la crise plongea le monde dans la résection.

Entre 2000 et 2008 Dick Fuld a gagné 480 millions de dollars, il ne sera pas inquiété par la justice. Une simple audition devant le congre américain pour répondre de la faillite de Lemanh et Dick partira avec un parachute de 17 millions plus 33 millions en stock-option.

Sa ligne de défense fut, « je n’étais pas au courant des chiffres, car je ne sais pas ouvrir les pièces jointes de mes e-mails.

Lehman Brother, Jp Morgan, Standar & poors, Goldman & Sax

Tous ses voyous de la finance ont fait cela en toute conscience sachant à quelles conséquences désastreuses aboutiraient  leurs comportements vénaux sur la population.

La concussion entre politique et haute finance atteint des summums. Aucun des grands dirigeants des principaux instituts financiers responsables de cette crise ne sera inquiété. Le lumpenprolétariat saigné à blanc, le capitalisme suit la devise du divin marquis « Ni Dieu ni maître ».

Ce fut une pure fraude, une véritable arnaque où ils ont brisé tous les freins de leur désir de posséder, de dominer, de jouir.

Jamais le monde n’avait subi une telle résection depuis la crise de 1929 qui accoucha d’Adolf Hitler.

Sans 2008, il n’y aurait sûrement pas de Donald Trump ou de Breaxit.

L’Autriche, la Hongrie, la Turquie, l’Italie ont déjà sombré dans le nationalisme.

À ce jour la situation n’est guère meilleure qu’en 2008. Vingt-neuf grandes banques à dimension internationale, parmi lesquelles BNP Paribas, Crédit agricole, Société générale et BPCE (Banque populaire-Caisse d’épargne) figurent au nombre des 29 institutions financières recensées par le Conseil de stabilité financière (CSF) qui devront également faire l’objet d’une supervision renforcée. La BNP, la plus grande en France qui pèse 1800 milliards d’euros (soit le PIB de la France) est endettée à hauteur de 150%. Il suffirait d’un léger courant d’air pour que le château de cartes de la finance internationale s’écroule de nouveau.

Aucune instance de régulation des marchés digne de ce nom n’a vu le jour depuis.

Donald Trump à déjà programmé une nouvelle dérégulation du taux d’emprunt aux États-Unis établie en 2010 pour éviter les mêmes erreurs commises lors de la crise des subprimes.

Les économies des pays sont encore plus faibles, car elles supportent le fardeau de l’endettement contracté en 2008.

Les financiers, banquiers, tranders au courant de la situation ne changent rien à leurs habitudes, car le capitalisme et le sexe sont mus par la même pulsion de mort.

 

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