Du tittytainment au porno gratuit l’ère sadienne

Du tittytainment au porno gratuit l’ère sadienne
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Les leaders réunis à San Francisco ne sont autres que Mikhaïl Gorbatchev, George Bush, Margaret Thatcher, Vaclav Havel, Bill Gates, Ted Turner, etc..

Ils ont répondu à l’appel de Zbigniew Brzezinski, ex-conseiller du président Carter qui fonde à partir de ce jour le club Trilatéral.

Lors de cette réunion intitulée « State Of The World Forum » deux conclusions sont tirées , au XXI siècle seulement 20 % (maximum) de la population mondiale sera nécessaire pour assurer la production économique.

Pour garder la main mise sur les 80 % pourcent restant, une tactique datant de l’empire romain va être mise en place par ce gouvernement planétaire invisible, du pain et des jeux.

Zbigniew Brzezinski recommande à tous ces dirigeants pour contenir les problèmes liés à la surpopulation et l’économie libérale de fournir aux masses populaires mondiales un mélange de divertissements abrutissants et d’alimentation en quantité suffisante. Son programme s’intitule le « tittytainment » Contraction de titts « nichon » en argot américain, et entertaiment, divertissement en français.

Le capitalisme n’a rien à voir avec la démocratie la Chine le prouve. Pour soumettre, il faut rendre accro. Les spins doctor et autres gurus du marketing l’ont bien compris, le sexe et l’argent sont les deux moteurs d’un occident qui carburent au désir. Le bon filon à exploiter. Divertir le peuple, c’est le contrôler, l’empêcher de se soulever, de trop penser.

La pornographie et les stupéfiants sont les armes de distractions massives qui se démocratisèrent dans les années soixante pour calmer la jeunesse rebelle du Baby-boom, avec un franc succès.

Depuis, ce n’est plus la raison qui définit nos limites, c’est notre désir de consommation.

Le peuple cherche à jouir dans l’instant présent au travers du sexe, des loisirs, du tourisme et de la fête. Il ne veut plus comprendre le monde qui l’entoure. Il est résigné soumis aux lois du marché.

Début 2000, la surenchère d’image violente et pornographique accélère encore plus avec l’arrivé d’internet et de la télé-réalité.

L’enfermement de la télé-réalité, c’est le boudoir de Sade.

Les tires sont éloquents : Big Brother, Survivor, Bacchelor, l’île de la tentation, qui veut épouser mon fils, etc.. La femme y est un objet obsédé par son apparence qui multiplie les conquêtes en attendant de rencontrer l’hypothétique grand amour.

La marchandisation de l’intimité soumise aux jugements des autres pour leur simple plaisir.

La prostitution consentie aux heures de grandes écoutes fit exploser l’audimat.

Les épisodes faisant le maximum d’audience étant ceux contenant du sexe et de la violence, une escale dans la surenchère du pire se déclencha. Poussé par les annonceurs, les émissions se firent de plus en plus racoleuses au fur et à mesure quelles se vidaient de toute forme de morale.

Internet et la télé réalité ont rendu la capacité du public à voir des images de plus en plus violentes et pornographie, l’empathie du spectateur a proportionnellement diminué.

En 2018 vingt-cinq pourcents des requêtes de tous les moteurs de recherches concernaient le sexe.

Six millions de Français se connectent chaque mois sur un site de rencontre.

C’est la marchandisation des sentiments.

S’il est indéniable que les femmes qui s’inscrivent gratuitement sur les réseaux sexiaux où seul l’homme paye au profit d’un tiers, entrent dans la prostitution consentie, n’en reste pas moins que ceux qui pensent sincèrement trouver l’amour sur un site de rencontre pour célibataire fassent fausse route.

C’est l’économie libidinale à son apogée qui les attend.

Ils feront défiler des centaines de visages retouchés en appliquant une rigoureuse sélection digne d’un chef d’entreprise. Ils jugeront en fonction du capital de séduction de leur partenaire leurs capacités d’investissement relationnel avant de pousser plus loin les négociations.

Les speed dating son des entretiens d’embauche en accéléré. On s’étonne que l’amour dure trois dans cette époque d’obsolescence programmée.

L’immédiateté des contacts et leur multiplication émoussent la persévérance amoureuse.

On a créé le marché des rencontres, oubliant que l’amour ne se choisit pas sur catalogue mais qu’il s’attrape par hasard comme la grippe.

Une génération a grandi dans cet environnement de prostitution consentie accompagné d’une multiplication des écrans et des stimuli pulsionnels.

La pornculture a dessiné un voie plus net encore pour la marchandisation du corps de la femme.

Le chemin princesse, Pop star, Porn star.

Le conditionnement commence dès l’enfance durant laquelle les petites filles sont généralement orientées à s’identifier à des princesses de dessin animé ou de conte de fée.

Ces personnages jouent des rôles secondaires de jolie fille stupide, préoccupée par leur image et qui tombe dans un piège bateau duquel un beau et riche prince charmant viendra les délivrer.

À la puberté, l’environnement social, l’apprentissage du désir mimétique et l’industrie culturelle, l’orientera tout naturellement vers les idoles de la Pop musique sorties de chez Walt Disney.

Pour affirmer leur passage à l’âge adulte on incite ces vedettes à faire des photos de charmes.

L’obsession que génère en elles leur image les pousse toujours plus loin jusqu’à ce que la « sextape » devienne la norme et une source de revenus supplémentaires non négligeables.

Pendant ce temps les garçons découvrent la sexualité seul devant leur écrans d’ordinateur, là où leur père se masturbait sur Lui ou Playboy.

Que peut un couple de parent isolé face aux milliards du marketing, à la pression sociale ?

Et qui se cache derrière ses sites pornographiques gratuits ?

 

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