D’où vient l’expression « belle journée »

D’où vient l’expression « belle journée »
Temps de lecture : 4 minutes

Beaujour tout le monde et beau dimanche. J’espère que vous êtes en belle forme pour lire ce petit billet dominical.

Chez Duc2c global international entertainment, nous nous sommes demandé d’où provenait cette nouvelle mode de dire « belle journée » à la place de « bonne journée » ?

Ni une ni deux, nous avons mobilisé toutes nos équipes du bureau de recherche linguistique et sémantique pour vous fournir une explication rationnelle.

À la base « bon » et « belle » ne signifient pas la même chose. Un bon professeur de ma thématique peut élever le niveau de ses élèves. Une belle professeure de mathématique en mini-jupe peut déclencher une avalage de chute de stylo chez ses élèves mâles en pleine puberté.

Vous voyez bien que cela n’a rien à voir.

Il en va de même pour une bonne journée. Quand on souhaite à quelqu’un, une « bonne journée », on lui souhaite de la rendre bonne par ses actions, de se prendre en main et de surmonter les vicissitudes de l’existence.

En revanche, « belle journée » est à l’origine une expression météorologique, une belle journée de printemps, une belle journée ensoleillée.

Souhaiter une « belle journée » à autrui est donc sous entendre qu’il est soumis aux phénomènes extérieurs de son quotidien, qu’il n’est qu’une brindille ballottée par le fleuve de la vie…(ndl : Putain, c’est vrai que c’est bon la poésie !)

Une belle journée, c’est s’en remettre aux éléments extérieurs, espérer qu’un soleil intérieur irradie sur notre sourire et que nous allons cueillir des fleurs des champs en chantant gentil bisounours !

Mais d’où vient cette expression débile ? Qui sont les cons instigateurs de ce mal qui gangrène la langue française ?

De nos jours, il est de bon ton d’accuser les Bobos, de préférence parisiens, depuis qu’ils ont transformé « populaire » en « populisme », ce qui leur vaudra le peloton d’exécution après la révolution. Malheureusement, pour une fois, ces connards ne sont pas les seuls coupables.

La source de cette stupide expression vient de professions habituées à parler le bébé ou le chien.

Puéricultrices, institutrices de petite section, vétérinaires, aides à domiciles, infirmières, principalement… des femmes.

Savez-vous pourquoi on parle aux chiens comme aux bébés ?

Parce qu’on sait qu’ils ne captent pas tout ce qu’on dit, ils accrochent surtout à des sons et des intonations.

Alors en plus de la chanson « gentil bisounours » qui se déclenche dans nos têtes quand on nous dit « belle journée » d’une voix chantante avec une marguerite à la place du point sur le J, le fait qu’on nous parle comme à un débile nous donne, chez Duc2c global international entertainment, immédiatement envie de coller des baffes dans la face de notre interlocuteur !

En dehors du jeunisme qui ravage notre société existe un stade de délabrement psychologique supérieur, « l’infantilisation » ! L’adulte faisant tout pour rester et surtout paraître de plus en plus jeune, quand il commet l’erreur de se reproduire, il se rabaisse au niveau de son marmot pour avoir l’air cool.

Rares sont les professionnels de MMA, les bouchers, les garagistes, les éboueurs, les ouvriers du Btp qui vous souhaitent une putain de belle journée !

Cela à l’air drôle, mais ça ne l’est pas du tout. L’invasion de l’expression « belle journée » dans notre société renvoie à une déresponsabilisation de l’adulte dans son quotidien, nuage d’émotion trimbalé par le vent de la mode.

Cette invasion de superlatifs stupides (bel anniversaire, belle année, belle soirée) est le reflet de l’effacement de notre propre personnalité, de notre esprit critique, de notre être en tant que sujet agissant sur son quotidien.

Une tendance au fatalisme face aux aléas de la vie, l’impression que quoique l’on fasse des forces supérieures gouvernent notre existence. (La bourse, Trump, la Chine, Jupiter et sa couguar voire Philippe Saurel)

En somme, un retour aux superstitions des hommes des cavernes.

Pour conclure ce sympathique billet, nos équipes laissent la parole au divin Duc :

Weishe ma gueule ami lecteur, maintenant qu’on leur à bien fait montrer comment qu’on s’exprime meilleur et qu’on n’emploie pas « Belle » à la place de « Bonne », je voudrais rajouter quelques petites précisions sur d’autres « glissements de langage » qui me collent grave les boules !

Certes, le propre d’une langue vivante est d’évoluer, mais remplacer un mot par un autre n’est pas sans danger, exemple : avant « embrasser » voulait dire prendre dans les bras, une accolade. Baiser, voulait dire, faire des bisous, un baise-main, baiser la joue, etc. Pour niquer, on employait le mot « foutre » d’où la célèbre expression « va te faire foutre » !

De nos jours « baiser » est lié à l’acte sexuel. Dites devant vos amis lors d’un dîner « je vais baiser mes enfants avant qu’ils se couchent » et vous verrez leurs visages se décomposer.

Résulta, on a perdu un mot pour les bisous et rajouté un mot de plus pour la copulation qui pourtant n’en manquait pas !

Du coup, à force d’utiliser un mot à la place d’un autre , les usagers des transports en commun entendent des phrases étranges du style : Weishe, j’ai baisé une bonne meuf, hier soir, et je lui ai grave impacté le ltrou de balle. À la finale, je lui ai même tatoué B2 sur la seuffe droite et BA sur la gauche !

-Weishe, pourquoi t’as fait aç, cousin ?

Parce que B2oBa c’est comme ça qu’on m’appelle, B2oBa, c’est comme ça que ça s’épelle, Mwouhhhahaha !

Amis de la poésie beau dimanche !

Ps : Le/la prochain(e) qui me dit « Belle journée », walhalla sur le coran, j’lui nique sa race !!!!

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